lundi 7 mars 2016

L'ARAPEDE

Je ne sais pas comment te le dire
Sans que tu t’affoles
Sans que ça t’agace
Mais faudrait que je respire
Ca fait 2 heures que tu m’embrasses
Si tu pouvais chéri
Rouvrir mes yeux
Me donner de l’air
J’éviterais l’asphyxie
Je serais moins bleue
Quand tu me serres

Faut pas le prendre mal
Parfois j’oublie de m’oxygéner
Alors quand tu t’emballes
J’ai pas de répit
Je suis en apnée
J’aime pas dire ces choses-là
Faut pas que tu te fâches
Fais pas une crise
Mais j’ai plus vraiment le choix
Soit tu me relâches
Soit j’agonise

Tu me cramponnes
Tu me colles au corps
De quoi tu as peur ?
Serre pas si fort
Tu te cimentes contre ma joue
Tu pends tes je t’aime à mon cou

Je te quitte un quart d’heure
Acheter le pain
Et une cartouche
Quand je reviens mon coeur
Tu me fais le coup
Du bouche à bouche
Au lieu de me ranimer
Faudrait que tu appelles les secours
J’ai les lèvres gercées
J’ai des séquelles
De notre amour

Tu me cramponnes
Tu me colles au corps
De quoi tu as peur ?
Serre pas si fort
Tu te cimentes contre ma joue
Tu pends tes je t’aime à mon cou

J’aimerais juste une fois
Me coller à toi
Avant que tu attaques
Pour te prendre dans mes bras
Faut se lever à
5 heures du mat
Dans un élan de passion
Coller tes poches
Contre mon pagne
J’en ai pas l’occasion
Pour que je m’approche
Faudrait que tu t’éloignes

@ Extrait de l’album « L’Arapède»
www.christinedavi.com

mercredi 24 février 2016

POLY-GAMME

Une chanson d’amour DO
Une chanson d’amour RE
Une chanson d’amour MI-nable
On s’aimait à de-MI
Sur une bout de so-FA
Égrainant notre amour SOL-dable

Que j’aimais ces yeux- LA
Et ces mains dans mon DO
Qui traçaient tous mes SI-llages
Je reste sur ma faim
Le temps s’arrête LA
Et pour ma chanson DO-mmage

Un peu d’audace dans l’amour
Un peu d’eau douce dans la mare
Tu m’as joué la gamme
FA SOL LA SI tu veux
Amour SI RE SI RE-sonnable

De cette histoire LA
Qui n’a jamais du-RE
Je ne garde qu’un Mi-rage
Tu ne m’as rien pro-MI
Je ne t’ai rien ju-RE
Comme les serments des enfants sages

J’ai perdu ma bou-SOLle

Mis mon cœur en sur-SIs
Je t’ai suivie sans RE-sistance
Juste une histoire d’a-MIe
Echange de ca-DO
Et de soupirs et de SI-lences

Un peu d’audace dans l’amour
Un peu d’eau douce dans la mare
Tu m’as joué la gamme
FA SOL LA SI tu veux
Amour SI RE SI RE-sonnable

@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse»
www.christinedavi.com

mercredi 17 février 2016

DEPART D'AMOUR

A 800 kilomètres
J’ai quitté ma planète
Le cœur à la fenêtre
Le nez dans le Mistral
J’ai pris le train-couchettes
Moi le parfait poète
A 800 kilomètres
De mon pays natal

Le temps que l’on se dise
Le temps qu’on s’hypnotise
J’aurais fait mes valises
Et rangé mes stylos
J’aurais hissé les voiles
Pour un amour musical
Le chant d’une cigale
Soprano

Tu es ma nouvelle frontière
Mon décalage horaire
Pour un départ d’amour
D’autres fuseaux horaires
Pour un autre hémisphère
J’attends l’heure et le jour
Mes volets sont ouverts
Et mon cœur décélère
J’atterris en douceur

Sur la piste aux étoiles

J’ai affalé mes voiles
Amarrées sur ton cœur

Pour que le froid s’éloigne
Que la chaleur me gagne
J’ai quitté mes montagnes
Tous mes pulls de laine
J’ai mis l’hiver en panne
Et les flocons se fanent
J’ai quitté mes montagnes
Mais ça valait la plaine

Le temps que je me grise
De quelques vocalises
De la voix qui m’enlise
Et me prend dans ses mailles
Le temps que tu me berces
Que l’été me renverse
Mes souvenirs se gercent
Il faut que je m’en aille

Tu es ma nouvelle frontière
Mon décalage horaire
Pour un départ d’amour
D’autres fuseaux horaires
Pour un autre hémisphère
J’attends l’heure et le jour
Mes volets sont ouverts
Et mon cœur décélère
J’atterris en douceur
Sur la piste aux étoiles
J’ai affalé mes voiles
Amarrées sur ton cœur

Il faut que je m’enivre
Il faut que je te suive
C’est écrit dans mes livres
Il faut que je le fasse

J’ai quitté ma planète
Sans détourner la tête
A 800 kilomètres
Et tant pis pour l’Alsace

Tu es ma nouvelle frontière
Mon décalage horaire
Pour un départ d’amour
D’autres fuseaux horaires
Pour un autre hémisphère
J’attends l’heure et le jour
Mes volets sont ouverts
Et mon cœur décélère
J’atterris en douceur
Sur la piste aux étoiles
J’ai affalé mes voiles
Amarrées sur ton cœur

@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse»

mercredi 10 février 2016

AMOUR POSTAL

Ton pays te retient
Sous la neige endormie
Loin du feu de mes bras
Où tu feras ton nid
Quand l’heure sera venue
Prends tes valises pleines
D’amour bien entendu
Et de patients "je t’aime"
Nous en aurons besoin
Quand la vie sera rude
Contre le quotidien
Les tristes habitudes
Couvre-toi du manteau
De nos projets-amants
Pour qu’il te garde au chaud
Moi je t’attends

Si le vent qui souffle sur ma joue
Est passé d’abord dans ton cou
S’il vient me donner des nouvelles
De ton autre ville, ton autre ciel
Si tu vois au bout de l’horizon
Ce que je vois de mes balcons
Je rirai du temps qui s’étale
Et dort sur notre amour postal

Pour un amour possible
Pour un bonheur peut-être
Avec tes yeux pour cible
Et ton cœur pour planète
Aujourd’hui je te jure
Qu’à compter de demain
Je vivrai le futur
À portée de tes mains

Si le vent qui souffle sur ma joue
Est passé d’abord dans ton cou
S’il vient me donner des nouvelles
De ton autre ville, ton autre ciel
Si tu vois au bout de l’horizon
Ce que je vois de mes balcons
Je rirai du temps qui s’étale
Et dort sur notre amour postal

De nos désirs-correspondances
Si nos caresses perdaient patience
S’il y a toujours un quai de gare
Qui met notre amour en retard
Je rirai du temps qui s’étale
Et dort sur notre amour postal
Si le vent qui souffle sur ma joue

Est passé d’abord dans ton cou

@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse»

www.christinedavi.com



vendredi 5 février 2016

HIMALAYA

Amis à Miami
Mais ennemis à Macao
Un tour du monde du midi
A minuit t’a mis KO
Un tour sur le Caucase
Et retour case départ
Mais sans jamais, mais sans jamais
Toucher un dollar
Billet pour l’Italie
body bronzé sans bambino
Tu t’es borné ici
T’es-tu blasé à Bornéo
J’ai quitté sans façon le Burkina Fasso
Pour casser, pour casser
Des cailloux au Congo
Transit au Michigan
Pour faire un détour au Népal
Une escale à Milan
Une excursion à Montréal
Je voulais rester là
Tu voulais qu’on voyage
Au Cana, au Cana,
Au Cana davantage

Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée
Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée

L’Alizée, salé, salin
C’était si bien les Antilles
S’enliser à Saint Martin,
C’était marrant à Manille
Tu voulais la banquise
Manger les esquimaux
Mais est-ce qu’à Paris
Est-ce qu’à Paris, est-ce qu’il fait beau ?
Camouflés, collés serrés,
Sur la Sierra Leone
Nevada, dévalé,
Débouler à Babylone
J’ai vu pire au Pirée
On part au Parthénon
Repartir, repartir
Mais repartira-t-on ?
Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée
Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée

Tout s’est dit à Miami
Dans le tramway en trois mots
T’as emporté Tahiti
Tu m’as laissé Key Largo
La douleur m’assassine
A San Francisco Bay
Les états des États-Unis
Nous désunissaient
Tant pis pour San Rémo
J’ai soupiré sans Roméo
A Niagara les yeux noyés
Je suis tombée de haut
A Singapour de vrai,
J’ai Taj-Mahal au cœur
Je m’en vais, je m’en vais
Pour squatter l’équateur

Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée
Oublier l’Himalaya
Abandonner les Mayas
Bali est balayée
Delhi est délaissée


@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse »


jeudi 4 février 2016

TRIFOUILLIS

Près de Trifouillis-les-Oies
Y’a des chanteurs à la noix
Dans un univers très sale
Où est le talent musical

Près de Trifouillis-les-Oies
Ils ont racheté l’Olympia
Ceux qui se disque-d’orisent
En récoltant leurs royalties

Le monde est sourd
Il tourne en 45 Tours
Il reprise les reprises
Remixées dans une église

La musique est moins jolie
Ici comme à Trifouillis
La musique est moins jolie
Depuis Star Academy

A Trifouillis-les-Canards
Y’a du monde dans les mares
Au lieu d’amplifier du vide
Y’a des micros qui se suicident
A Trifouillis-les-Pintades
Y’a ceux qui vendent des salades
Des musiques portées aux nues
Mais ce ne sont que des laitues

On oublie les mots
Et les rimes de Nougaro
On se fout de la syntaxe
Monte un peu le son du sax

La musique est moins jolie
Ici comme à Trifouillis
La musique est moins jolie
Depuis Star Academy

A Trifouillis-les-Poulettes
Y’a de la musique en tablettes
Des packs de litres de soupe
Du consommé à la louche
Mais à Trifouillis-les-Bœufs
Faut croire qu’il y a des malheureux
Aux oreilles maladroites
Qui aiment le potage en boite
A Trifoullis les Dindes
Les lolitas se font teindre
A Trifouillis les Têtards
Elles sèment leurs graines de star
Mais à Trifouillis-les-Jars
Y’a ceux qui gardent la mémoire
Toujours un qui se souvient
Du temps de l’Eté Indien

La musique était jolie Ici comme à Trifouillis
La musique était jolie
Avant Star Academy


@ Extrait de l’album « Je reviens de loin… »

lundi 1 février 2016

ELLE DIT NON

Sous les néons orange
Des pavés des parking
La démarche la change
La haine est féminine
Elle a le noir bitume
Des dessous des cités
Fallait que ça arrive
La révolte mature
Le cœur sur le qui-vive
Le combat sera dur
Pour un feu qu’on allume
Elle braille au brasier

Qu’une seule voix s’élève
Celle de Kahina ou d’Eve

Elle dit NON
Ne veut pas baisser les armes
Ne veut pas laisser les larmes
Envahir l’horizon
Elle dit NON
Aux sourires de complaisance
Accomplis dans le silence
Insolente soumission
Elle dit NON
Au nom des faibles est des femmes
Et des enfants qu’on enflamme
Sans déranger l’opinion
Aux aguets du ghetto
Elle veille colère
Le respect n’est qu’un mot
Pour ses sœurs et ses mères
Si tu es dans la cité
Tu cries pas au secours

Elle connait sa mission
Son regard est révolte
Tenir par tradition
Toujours sa tête haute
Prôner la liberté
Et mariage d’amour

Qu’une seule voix se lève
Celle de Kahina ou d’Eve
Elle dit NON
Ne veut pas baisser les armes
Ne veut pas laisser les larmes
Envahir l’horizon
Elle dit NON
A ces blessures qui s’immiscent
Entre les coeurs et les cuisses
Insolente soumission
Elle dit NON
Au nom des faibles et des femmes
Et des enfants qu’on s’enflamme
Sans déranger l’opinion


Il y a celles qui se terrent
En disant, il faut se taire
Quand on les roue de coups
Elles tendent l’autre joue
On s’habitue à tout
Mais pour elles aussi…
Elle dit NON
Je ne veux pas baisser les armes
Je ne veux pas laisser les larmes
Envahir l’horizon
Elle dit NON
Aux injures qui la dégradent
Et à ceux qui la regardent
Elle sourie sans soumission
Elle dit NON
Au nom des faibles et des femmes
Et des enfants qu’on enflamme
Sans déranger l’opinion
Elle dit NON
NON
@ Extrait de l’album « Je reviens de loin… »
www.christinedavi.com







dimanche 31 janvier 2016

ANTHEA


Tu n’aurais peut-être pas ces yeux-là
Si j’étais ta mère
T’es un peu la moitié de moi
Quand j’aimais ton père
Quand je voulais faire avec lui
Un enfant blond
Quand je disais c’est pour la vie
Et que je suis partie de la maison

T’aurais peut-être eu mes grains de beauté
Mon sale caractère
Mais ça on ne le saura jamais
J’ai quitté ton père
Il a mélangé son Y
À un autre X
Il a bien fait, c’était pas bête
Puisque tu existes

Malgré moi, malgré moi
Tu chantes et tu bouges
T’as peut-être les yeux rouges Quelquefois
Malgré moi, malgré moi
J’ai pas trop de peine
Si t’as pas les mêmes gênes
Que moi

Je ne connais même pas ton décor
T’es pas de ma chair
Je ne t’ai pas porté dans mon corps
J’ai quitté ton père
Je n’ai pas senti de douleur
Juste un sanglot
Comme si la moitié de mon cœur
Perdait les eaux

Malgré moi, malgré moi
Tu chantes et tu bouges
T’as peut-être les yeux rouges
Quelquefois
Malgré moi, malgré moi
Tu ressembles à un ange
Mais t’es pas un mélange
De lui et de moi

Petite fille d’une autre histoire
D’un autre passé
Tu gardes un peu de ma mémoire
Mais je n’ai pas de regret
Je n’aurai pas d’enfant à moi
La vie m’a fait faire d’autres choix

Malgré moi, malgré moi
Tu chantes et tu bouges
T’as peut-être les yeux rouges
Quelquefois
Malgré moi malgré moi
Tu ressembles à un ange
Mais t’es pas un mélange
De lui et de moi

Anthéa


@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse »








samedi 30 janvier 2016

85B

Notre amour n’est pas ordinaire
Mais qui y a-t-il de plus banal
Rien qu’une maison de pierres
Y’a pas de quoi crier au scandale

C’est peut-être un amour qui dérange
Un cœur qui bât entre deux elles
Mais on est deux à faire les vidanges
Et deux à laver la vaisselle

Tout le temps pacsé dans tes bras
Me fait la vie belle
Et ma place au ciel
Tout le temps pacsé près de toi
C’est le tien, c’est le nôtre
Un bonheur comme les autres

Être deux dans la salle de bains
Et se partager le rimmel
Ça ferait bien rire les voisins
S’ils savaient combien je te trouve belle

Tout le temps pacsé dans tes bras
Me fait la vie belle
Et ma place au ciel
Tout le temps pacsé près de toi
C’est le tien, c’est le nôtre
Un bonheur comme les autres

Chacun sa croix, chacun sa peine
Un animal mais pas d’enfant
Si notre chien est une chienne
On est pas sectaire pour autant

C’est ordinaire quand on y pense
C’est un amour comme j’en rêvais
Mais ce qui fait toute la différence
C’est que tu fais du 85 B

Tout le temps pacsé dans tes bras
Me fait la vie belle
Et ma place au ciel
Tout le temps pacsé près de toi
C’est le tien, c’est le nôtre
Un bonheur comme les autres



@ Extrait de l’album « Auteuse Compositrice Interpréteuse »


vendredi 29 janvier 2016

LE VERBE OU LA PLUME

Je suis tombée dans la rime
déjà toute petite
Un crayon dans la main
et dans l’autre un cahier
S’il n’y avait que des vers
au fond de ma marmite
Pour trouver mon chemin
déjà je comptais mes pieds

Il faut en écriture
savoir aiguiser sa mine
Pour trouver le bon mot
quand le discours est trop long
J’efface, je rature,
renverse l’encre de chine
Je peine en grignotant
la gomme au bout du crayon

Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Dérouler la bille
sur le papier blanc
Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Raconter la ville
du haut d’un Mont Blanc

Je froisse quelques feuilles
et remplie ma corbeille
J’emmêle mes idées
autour de la spirale
Je saute quelques pages
et quand les mots s’émerveillent
Je taille mon crayon
en lettres capitales

Les fautes de syntaxe
et les accords de grammaire
Je conjugue au futur
et concordance les temps
Pour toi j’enrichirai
vocables et vocabulaires
Je compose au passé,
je participe au présent

Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Dérouler la bille
sur le papier blanc
Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Raconter la ville
du haut d’un Mont Blanc 

J’ai pas grand-chose à dire
Et tant de mots à étendre
À coucher, à bercer,
à pleurer sur un buvard
J’ai choisi mon armure
et quand je veux me défendre
Je ne parle jamais
mais mon stylo est bavard

Je peine et recommence
et retourne à la ligne
Au son du parchemin,
À l’odeur du stabylo
Je me perds dans la marge
à chercher des synonymes
En invoquant les Dieux,
Molière et Nougaro

Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Dérouler la bille
sur le papier blanc
Le verbe ou la plume
Les mots à la une
Raconter la ville
du haut d’un Mont Blanc

@ Extrait de l’album « Je reviens de loin… »

jeudi 28 janvier 2016

UN PIED DEVANT L'AUTRE

Salle des pas perdus
On coupait tout cru
Le cordon ombilical
Je venais au monde
Blonde et déjà ronde
Avec 3 mois de Mistral
Quelques jours d’avance
Pour entrer dans la danse
Ça se prépare bien assez tôt
Pour marcher au pas
En cherchant sa voie
Ça commence dès le berceau

Je pose un pied, un pied devant l’autre
J’avance petit à petit
Je pose un pied et je pose l’autre
L’oiseau, l’oiseau fait son nid

Salle des pas précoces
Des chagrins de gosses
Et des premières amourettes
Déjà je cherchais chaussure à mon pied
Pour effeuiller la pâquerette

Quand je donnais mon cœur
Je recevais des fleurs
D’un Roméo sans Juliette
Mais au pied du balcon
Avec mes chansons
C’est moi qui comptais fleurette

Je pose un pied, un pied devant l’autre
J’avance petit à petit
Je pose un pied et je pose l’autre
L’oiseau, l’oiseau fait son nid

Bisou sur la joue
J’ai cru voir le loup
Mais t’as glissé sur tes promesses
Je me souciais guère
Des préliminaires
Alors j’ai sauvé mes fesses
2 pas en arrière
Les pieds bien sur terre
Je suis tombée de très haut
Mais ce pas de 2
M’a ouvert les yeux
J’mets les pieds dans le même sabot

Je pose un pied, un pied devant l’autre
J’avance petit à petit
Je pose un pied et je pose l’autre
L’oiseau, l’oiseau fait son nid

Salle des pas pressés
Tu m’as embrassé
Puis t’es partie comme t’es arrivée
Sur la pointe des pieds

Un coup de pied au cul
Salle des pas perdus
Ça m’a servi de leçon
J’ai marché tout droit
Les pieds dans le plat
Et l’estomac dans les talons
Tu as débarqué
De la gare d’à côté
Tu m’as remise sur les rails
Je t’ai sauté au cou
Depuis je l’avoue
J’ai les orteils en éventail

Je pose un pied, un pied devant l’autre
J’avance petit à petit
Je pose un pied et je pose l’autre
L’oiseau, l’oiseau fait son nid



@ Extrait de l’album « Je reviens de loin… »